LE PUY NOTRE DAME
Association du patrimoine
Après les portraits de François Cevert, Benjamin Guitonneau et Tante Gustine sur le Vaudelnay, nous vous proposons celui de Pierre Quétineau du Puy Notre Dame
Nous venons de retrouver un texte sur ce général républicain de la guerre de Vendée
Entièrement retapé et propre, nous voulions vous en donner connaissance
En effet ce militaire est né au Puy Notre Dame
D'après l'article il aurait habité à l'emplacement d'une ancienne boulangerie
Nous pensons, sans en être certain, que cet immeuble aujourd'hui abattu était place du Prieuré, dans la rue de la Collégiale
Les anciens ont connu la maison du menuisier Monsieur Levot
Auparavant il existait la boulangerie de Monsieur Janvier à cet endroit aux lieu et place du mur actuel construit en 1992
Nous vous donnons connaissance de ce résumé sur le Général Quétineau
Portrait Numéro 1
Le général Pierre Quétineau, né au Puy Notre Dame, le 26 août 1756
Il y a quelques années un nom fut attribué à chaque rue de commune.
Très souvent on donna celui du lieu-dit.
Les impasses prirent des noms d’arbres ou de fleurs. On chercha des noms de célébrités locales. On en trouva peu.
Les guerres de Vendée ont laissé quelques traces dans notre région mais peu en Saumurois.
Le général républicain Pierre Quétineau a donné son nom à un boulevard de la ville de Thouars dans les Deux Sèvres mais il est pratiquement aujourd’hui inconnu sauf des historiens ou des spécialistes de la guerre de Vendée.
L’intérêt de cet article est de vous le faire connaître et de vous retracer sa vie qui a un intérêt comme un natif de notre commune.
Pierre quétineau est né le 16 août 1756 au Puy Notre Dame, à 17 kilomètres de Thouars.
Il est le fils de Pierre Quétineau, marchand boucher, syndic de la ville du Puy et de Charlotte Robinet.
Il habitait dans une rue principale du bourg, dans une maison où se trouvait un boulanger.
Il fréquente l’école primaire, puis fait un court apprentissage de boucher car le 4 juillet 1772 il s’engage au régiment de Champagne, dans l’infanterie, où il restera jusqu’au 4 juillet 1781.
Pendant ces neuf années, il est très bien noté et se fait souvent remarquer par son courage. Malgré son jeune âge il a vite conquis quelques galons.
Il s’est marié pendant son service, le 6 juillet 1779 avec Marie Anne Catherine Robert, fille de cultivateurs habitant « La Treille », près de Montreuil Bellay.
A son retour que l’on pensait définitif , il décide de s’installer avec sa femme dans une ferme d’une vingtaine d’hectares à Saint Léger de Montbrun, près de Thouars.
Cette ferme a été retrouvée, grâce à des documents fournis par la famille Quétineau, (d’après d’anciens documents) est en réalité une gentilhommière. Les 20 hectares étaient à l’époque, entourés de murs , aujourd’hui en partie démolis et se situent à Villiers sur la commune de Saint Léger de Montbrun.
Mais Pierre Quétineau était t’il vraiment né pour faire un agriculteur ?
Peut être car il cultive cette terre pendant près de dix années.
Mais en 1791, il se crée des bataillons de volontaires dans beaucoup de régions françaises et, le 6 octobre, vu ses états de service, il est choisi comme capitaine de grenadiers du 1er bataillon formé dans les Deux Sèvres.
Au début de 1792, il est attaché par Dumouriez à l’État Major de l’armée du Nord.
Il fait les campagnes de Champagne et de Belgique. Il se distingue le 30 Septembre 1792 à Valmy contre les Prussiens et le 6 Novembre à Jemmapes contre les Autrichiens.
Il est nommé lieutenant-colonel le 11 janvier 1793.
Ayant perdu la bataille de Neerwinden, le 18 mars 1793, Dumouriez ayant peur de subir le sort des généraux vaincus, passe à l’étranger.
Quétineau n’ayant pas voulu le suivre rentre à Saint Léger de Montbrun avec un congé temporaire. Il avait professé un tel enthousiasme pour son général (maintenant accusé de traîtrise) qu’il avait donné son nom à son premier fils.
Il arrive chez lui au moment même où éclate le soulèvement vendéen.
Il est l’officier tout trouvé pour prendre la tête de l’armée républicaine en formation dans la région.
Il semble que c’est bien malgré lui qu’il prend la tête de ce commandement car il se rend bien compte qu’il ne possède pas les premiers éléments de l’art de commander une armée.
Mais discipliné, il est obligé d’accepter et il fera avec ce qu’il a c’est à dire avec les troupes qu’on lui envoie : quelques bandes désorganisées de paysans réquisitionnés à la hâte, des combattants effarés par les premières épreuves d’une insurrection victorieuse.
Notons surtout qu’il n’avait pas d’officiers valables.
Il crie au secours, demande du renfort mais n’en recevra pas, la convention n’ayant pas encore pris au sérieux semble t’il le soulèvement vendéen.
Au début avril on l’envoie occuper la localité des Aubiers.
But de l’opération: faire la jonction avec le général Leygonnier qui doit arriver de Doué, mais le 13 avril ses troupes sont attaquées soudainement par La Rochejaquelein qui vient de constituer chez lui, à une dizaine de kilomètres, un embryon d’armée et qui, averti de la présence de républicains dans la bourgade voisine des Aubiers, attaque brutalement les soldats de Quétineau.
L’effet de surprise est total. Une telle offensive était loin d’être prévue, cette petite armée vendéenne n’étant formée que depuis la veille.
Les républicains paniqués s’enfuient en direction de Bressuire, la seule route restant libre mais pas encore complètement car profitant des haies qui les dissimulent les Vendéens tirent sur les bleus comme sur des lapins.
Quétineau cherche avec courage à arrêter le flot des fuyards mais il est entraîné avec eux jusqu’à Bressuire, après avoir été poursuivi par les blancs jusqu’à Beaulieu.
Deux canons, de la poudre et des fusils tombent aux mains des adversaires. C’était la première bataille de la Rochejaquelein qui maintenant va se joindre à la grande armée vendéenne.
Quétineau occupe Bressuire pendant une quinzaine de jours. Là, il essaie de réorganiser son armée, mais La Rochejaquelein ayant appris que le 7 avril des parents et amis à lui, à savoir Lescure, Donissant et Marigny avaient été arrêtés dans leur château et mis en résidence forcée chez un municipal de Bressuire, l’épicier Alain, il demande et finit par convaincre Cathelineau, d’Eblée, Bonchamp et Sofflet qui avaient rassemblés plus de 20,000 hommes, un peu d’artillerie et quelques cavaliers, de marcher sur cette ville.
Le 2 mai ils prennent Argenton Château, défendu par une petite garnison et se dirigent vers Bressuire. Quétineau, averti et se trouvant à découvert, évacue la ville aussitôt et rallie Thouars à marche forcée.
Il perdra en route la deuxième compagnie des Marseillais qui , à Faye l’Abbesse, prendra la direction d’Airvault et Poitiers.
C’est en quittant Bressuire que Quétineau envoya au conseil de défense à Tours une lettre dont il est extrait quelques lignes :
« Ma division est réduite aujourd’hui à 3.150 hommes. Je veille jour et nuit pour faire face et ne pas me laisser surprendre par un ennemi qui se présente sur ma ligne en trois colonnes de chacune dix mille hommes, aussi ardents et braves que les miens qui sont tièdes et indifférents. Je dois défendre une ligne s’étendant depuis Saumur jusqu’à la Chataigneraie en passant par Thouars et Bressuire.Je vous parle avec la franchise d’un soldat car le poste de général ne m’a pas changé et si je n’ai pas la victoire, je souhaite la mort »
Le 3 mai l’armée républicaine entre dans Thouars
La ville entourée de remparts et située dans une boucle du Thouet semblait être assez facile à défendre.
Ce même jour les vendéens sont à Bressuire où ils trouvent en plus des armes et des munitions, les trois nobles captifs qui avaient déjà pris le chemin de Boismé pour rejoindre le château de Clisson.
Quétineau les avait oubliés sans doute volontairement mais qu’en aurait il fait.
Il n’avait pas prévu que ceux-ci seraient tout de suite admis dans l’État Major de l’armée vendéenne qui dès le 4 mai pris la direction de Thouars.
Après une courte étape, le soir à Coulonges, le 5 mai, à l’aube, elle enveloppe Thouars.
Napoléon, plus tard dans ses mémoires, fit l’éloge de ces généraux vendéens, pour leur vitesse d’exécution.
Quétineau n’aura eu qu’une journée pour préparer la défense de la ville.
Nous verrons lors du procès ce qui lui fut reproché quant à l’organisation de cette défense.
Craignant une attaque par l’ouest où le Thouet est plus facilement franchissable, il avait placé au «Gué aux Riches », la compagnie de la garde nationale d’Airvault et la compagnie de Couhé, en tout environ 300 hommes.
Les bataillons de la Nièvre et de la Vendée et la Première compagnie des Marseillais ( environ 1000 hommes) occupent les hauteurs de Vrines.
La garde nationale de Thouars est au pont de Praillon en prévision d’une retraite sur Poitiers. Le reste des troupes est étalé sur les hauteurs de chaque côté du Château.
De là elles surveillent les coteaux de Saint Jacques et de Saint Jean et le Pont Neuf.
Le PC de Quétineau installé d’abord à Thouars est déplacé sur les hauteurs dominant Vrines, à proximité du Pont.
Le général a avec lui trois compagnies de volontaires qu’il a retiré de la ville.
Sur ces hauteurs existaient à cette époque plusieurs moulins caviers (un seul de ces moulins existe encore et on appelle maintenant ce lieu-dit « Le moulin à vent »)
Le 5 mai à 7 heures du matin, les vendéens attaquent des quatre côtés à la fois.
Cathelineau, Stofflet et d’Eblée par Saint Jacques, Donissant et Marigny par le Pont Neuf (aujourd’hui pont Saint Jean).
Bonchamps avec sa cavalerie et également bon nombre de fantassins sont au Gué aux Riches. Quant à Lescure et La Rochejaquelein, c’est l’épée à la main et à la tête de leurs soldats qu’après une forte bataille ils traversent le pont de Vrines et se lancent à l’assaut des troupes de Quétineau, sur les hauteurs en face.
Forêt, un chef vendéen, suivi d’une partie des troupes qui venait de traverser le pont se dirige vers le Gué aux Riches et prend à revers les troupes républicaines déployées à cet endroit.
Bonchamps, averti de la prise du pont, met sa cavalerie à l’eau avec un fantassin en croupe de chaque cavalier et passe le gué en bousculant les républicains, qui, attaqués de deux côtés, se mettent en carré et résistent jusqu’à épuisement de leurs munitions.
La garde nationale d’Airvault est complétement anéantie.
Quant à celle de Couhé, seul un petit tambour, un enfant est sauf...
Bonchamps avec ses cavaliers se joint à Lescure et la Rochejaquelein qui montent à l’assaut des moulins caviers où Quétineau les attend de pied ferme avec les soldats qui s’étaient repliés de Vrines c’est à dire les bataillons de la Vendée, de la Nièvre et la première compagnie de Marseillais.
Si certains Marseillais avaient désertés la veille, ceux-ci se firent écraser littéralement par la cavalerie vendéenne.
C’est la raison pour laquelle la convention demanda qu’on leur élève un monument à proximité du lieu de bataille.
Nous savons bien que ce monument ne sera jamais érigé, mais le 5 mai 1793, 200 ans après, pourquoi pas une simple plaque commémorative rappelant qu’en ces lieux trois compagnies républicaines, une du Var, de Couhé dans la Vienne et une d’Airvault, près de chez nous, ont combattu jusqu’au dernier homme face à l’armée vendéenne.
D’après les nombreux témoignages, Pierre Quétineau, officier aguerri, fait face avec courage à ses ennemis pendant une partie de la journée.
Il lance même quelques contre-attaques. On l’entend sans cesse encourager et disputer ses soldats. Puis à la fin les supplier.
On le voit même pleurer, mais malgré lui, ses troupes se retirent direction Thouars et se renferment dans la ville et après une dernière bataille sur les remparts, les vendéens, La Rochejaquelein en tête, entent dans Thouars.
Presque en même temps d’autres troupes venant de Saint Jacques réussissent à passer le Thouet. A Saint Jean le pont neuf ne résiste pas à la Marie Jeanne qui tire sur ses défenseurs de nombreux boulets. Thouars en quelques heures est donc investi par trois endroits à la fois. Seule porte restée libre, c’est celle du Prince de Galles .
Par là, Quetineau aurait pu faire sa retraite en direction de Praillon, Poitiers comme il était prévu.
Mais il abandonne ce projet et court à l’hôtel de Ville discuter de la situation pendant que ses soldats entament une guerre de rues. Il démontre aux conseillers réunis qu’il n’a plus de moyens de défense et que c’est à eux de prendre une décision. Pour préserver la ville et ses habitants les administrateurs pensent qu’il est temps d’arrêter les combats. C’est le juge de paix Redon du Puy-Jourdain qui est désigné pour traiter avec le général d’Elbée. Ayant obtenu qu’il n’y ait pas de pillage, Redon du Puy-Jourdain fait hisser le drapeau blanc. Il est 7 heures du soir.
Ce jour là, 3000 prisonniers, 12 canons et 8000 fusils tombent aux mains des Vendéens.
Le soir de la bataille, les chefs vendéens demandent à Quétineau de souper avec eux.
Il s’y croit obligé et cela à seule fin que les habitants de Thouars et les prisonniers soient ménagés. C’est la seule chose vraiment valable qui lui sera reproché.
On a longtemps épilogué sur ce repas mais ce soir là, lui seul était capable de juger ce qu’il devait faire.
Lescure se souvenant que quelques jours avant à Bressuire, Quétineau l’avait laissé libre, il lui permit de quitter Thouars avec l’accord des autres chefs. Mais avant de lui donner un sauf conduit, il lui demanda de se joindre à eux dans l’armée catholique et royale en lui faisant entrevoir les charges qui le menaçaient s’il restait avec les républicains.
Il refusa cette offre et le soir même il se présente au général Leygonnier à Doué qui, sur la réquisition des commissaires civils d’Indre et Loire et pour mieux le protéger le fait conduire sous escorte le 10 mai à Saumur.
Le représentant de la convention Carra convaincu de sa loyauté et connaissant personnellement à quelle armée il commandait, se contenta de lui donner la ville comme prison, mais tout en protestant pour lui et en le couvrant de son autorité il dût bientôt céder aux dénonciations et aux invectives et l’interner au château.
Quétineau envoya le 21 mai à l’administration départementale un « mémoire » imprimé pour sa défense qu’il priait de répandre en attendant le jour de sa réhabilitation.
Cet exposé sincère de la situation ne pouvait qu’irriter les inimitiés.
La prise de Saumur le livra de nouveau aux Vendéens qu’il refusa de suivre en répondant à Lescure : « plutôt la prison ou la mort que de passer pour un traite ».Il alla de céans se constituer prisonnier à Tours au Comité Général de Défense d’Indre et Loire.
Défendu avec constance par Carra, mais poursuivi avec une violence aveugle par Phelippeaux, il fut envoyé à Paris. A la convention la prise de Thouars avait donné lieu à un joli tumulte. Quétineau devait absolument être jugé
Le Tribunal révolutionnaire le fit enfermer à la maison d’arrêt de l’Abbaye.
Il comparut le 26 Ventôse an II (16 mars 1794) devant le tribunal révolutionnaire, présidé par Mr Antoine Quentin Fouquier qui malgré ses protestations le condamne à mort comme coupable de connivence avec les brigands. Il sera exécuté le lendemain.
Il est victime comme tant d’autres de la furie révolutionnaire de l’époque.
Voici relevé aux archives nationales les principaux griefs retenus contre lui :
1 – Il n’a pas essayé de défendre Bressuire.
En quittant cette ville, il a fait preuve de trop de générosité en laissant libres les trois nobles deux sévriens qui étaient en résidence surveillée.
2 – A Thouars, le 4 mai la première chose qu’il fit fut d’envoyer sa femme et ses enfants en un lieu sûr en dehors de la ville et cela avec une escorte à cheval
3 – Sur le pont de Vrines qui n’était pas large et donc facile à obstruer, il installa juste une barricade faite avec une charrette et du fumier.
4 – A u Gué aux Riches, le seul endroit où le Thouet était franchissable par des chevaux, il commande à ses sapeurs d’aller abattre des arbres pour boucher le passage à la cavalerie mais les ordres ne furent sans doute pas exécutés rapidement car quand les sapeurs les reçurent la cavalerie était passée.
5 – A Saint Jacques, le bac et sa corde étaient restés intacts, naturellement l’ennemi s’en est servi.
6 – A Saint Jean la porte est juste bouchée avec un talus fait d’arbres et de pierres.
Quelques coups de canon de la Marie Jeanne ont vite dégagé le passage.
7 – Les fortifications étaient certes gardées mais pas assez dans certains endroits.
8 – Les portés n’étaient pas fermées avec la solidité qui convenait.
9 -Il n’avait pas installé ses canons où il fallait afin de défendre les endroits les plus vulnérables.
10 – Enfin, reproche principal, il a partagé un repas avec les chefs vendéens.
Conclusion
Certains disent que Quétineau a payé chez son manque de science militaire. Mais pour un officier sorti du rang, beaucoup pensent au contraire qu’il avait une assez bonne organisation. Le plan de défense de Thouars conçu et réalisé en une seule journée n’apporte pas en gros tellement de critiques.%Les ordres étant donnés, fallait il qu’ils soient ensuite bien exécutés. Quétineau ne pouvait pas être à son PC et en même temps à Saint Jacques pour voir si l’officier responsable avait bien pensé à faire couper la corde du bac, et ceci n’est qu’un exemple…
Une fois encore tous les historiens sont d’accord pour dire qu’il n’a pas trahi la République.
N’oublions pas qu’il avait répondu aux chefs vendéens : « Plutôt la mort que la trahison ».
Et Madame Marie Anne Catherine Quétineau dont on a peu parlé.
Qu’est elle devenu après l’arrestation de son mari. Elle avait également arrêtée à Tours et emmenée à Paris, puis sur ordre de Tallien, libérée le 8 juin 1793.
Elle s’infiltra comme elle le put dans les milieux révolutionnaires. Elle y apprit que le général Ronsin à la tête de la faction Hébertiste faisait ce qu’il pouvait pour délivrer certains républicains sincères mis en état d’arrestation par erreur.
Comme parmi ceux ci figurait son mari, elle complote donc avec eux.
Mais bientôt tous les chefs du parti Hébertiste furent arrêtés à leur tour.
Ceux ci au nombre de 20 (Mme Quétineau avait le numéro 14) furent condamnés à mort le 5 Germinal an 2(25 Mars 1794)
Motif : Avoir conspiré contre la liberté du peuple français et de la représentation nationale.
Avoir tenté d’y substituer un pouvoir monarchique, et enfin avoir ourdi le complot, d’ouvrir les prisons afin de livrer le peuple à la fureur des scélérats détenus.
Au départ pour l’échafaud, Mme Quétineau se déclara enceinte et obtint un report de quelques jours, puis ayant fait une fausse couche, elle fut exécutée le 22 Floréal (11 mai), en vertu d’un simple arrêté de la chambre du Conseil.
Note : On raconte qu’au procès de son mari, en entendant prononcer le verdict qui le condamnait à mort elle aurait crié « Vive le roi »
On dit aussi que leur fils aîné s’en alla très jeune rejoindre une de ces bandes vendéennes qui ont écumé très longtemps la région
R.A.
PS : Madame Odile Métais qui a écrit un livre sur le Puy Notre Dame a également réalisé un ouvrage sur le général Quétineau
LUNDI 16 MARS 2026
LE PUY NOTRE DAME/VAUDELNAY/BROSSAY/SAINT MACAIRE DU BOIS

Les supporters étaient nombreux pour voir le match
1/8ème de finale du Challenge de l'Anjou

Photo site facebook ESPV
Les 8ème de finale du 15 Mars 2026
Le Puy Notre Dame/Vaudelnay contre Jeune France Cholet 0 - 3
Après ce beau parcours passons maintenant au championnat
LE PUY NOTRE DAME
Résultats des élections municipales
Le Puy Notre Dame
15 élus sur 15 sièges à pourvoir
877 Inscrits
442 Abstentions 50,40%.
435 Votants 49,60%.
21 Blancs
23 Nuls
Exprimés 391
Tête de liste : Isabelle Isabellon
Vaudelnay
15 élus sur 15 sièges à pourvoir
831 Inscrits
415 Abstentions 49,94%.
416 Votants 50,06%.
7 Blancs
8 Nuls
Exprimés 401
Tête de liste : Fabrice Bardy
Brossay
11 élus sur 11 sièges à pourvoir
258 Inscrits
127 Abstentions 49,22%.
131 Votants 50,78%.
5 Blancs
21 Nuls
Exprimés 105
Tête de liste : Gilles Roussillat
Saint Macaire du Bois
11 élus sur 11 sièges à pourvoir
346 Inscrits
170 Abstentions 49,13%.
176 Votants 50,87%.
1 Blancs
6 Nuls
Exprimés 169
Tête de liste : Bruno Groyer
Montreuil Bellay
27 élus sur 27 sièges à pourvoir
2924 Inscrits
1546 Abstentions 52,87%.
1378 Votants 47,13%.
83 Blancs
106 Nuls
Exprimés 1189
Tête de liste : Marc Bonnin
Doué la Fontaine
41 élus sur 41 sièges à pourvoir
8072 Inscrits
3176 Abstentions 39,35%.
4896 Votants 60,65%.
138 Blancs
98 Nuls
Exprimés 4660
Liste Cheptou 2855 voix
33 élus
Liste Micheaud 1805 voix
8 élus
Le vote des femmes
L'abstention se multiplie à chaque élection
Et pourtant de nombreux pays n'ont pas le droit de vote ou ce dernier est trafiqué ce qui est le cas dans de nombreuses dictatures
Il faut faire attention de conserver ce droit
Saviez vous que le 29 avril 1945, les citoyennes françaises votaient pour la première fois.
Le 21 avril 1944, le Général de Gaulle signait l’ordonnance portant organisation des pouvoirs publics.
Son article 17 marque un tournant majeur en affirmant que « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »
Un an plus tard, le 29 avril 1945, elles votaient pour la première fois.
Comment la société a-t-elle réagi après le premier vote des femmes en avril 1945 ?
Beaucoup pensaient que les femmes ne se déplaceraient pas pour voter.
La première surprise a été leur forte participation.
Tous les articles saluent cet engagement avec enthousiasme, tant on était convaincu que les femmes ne s’intéressaient pas à la chose publique.
En conclusion allez voter pour ne pas perdre un jour ce droit qui vous appartient
Le saviez vous
Elections municipales du 19 juillet 1846
Actuellement en 2025, le conseil municipal de la commune est constitué de 15 membres élus par les habitants
Il était complètement différent en juillet 1846
Les élections ont lieu le 19 juillet et curieusement il s'agissait d'élire 8 conseillers municipaux alors que l'ordonnance royale en prévoyait 16
On s'aperçoit que le maire a convoqué les électeurs par lettre à leur domicile
Tout le monde se retrouve dans une cour appartenant à un Monsieur Leffet
Le bureau où se trouve le maire et le secrétariat est disposé de façon à ce que les électeurs puissent librement circuler autour
Le temps du vote est de 3 heures et il y eut 60 votants
Est ce qu'à l'époque toute la population ne votait pas, la question est posée ?
On constate deux tours de scrutin
Le premier a donné les résultats suivants :
1 André Lamoureux, 58 voix
2 François Chevalier, maire 52 voix
3 Louis Cotilleau 41 voix
4 Hillaire Gaultier 46 voix
5 François Audouin 49 voix
6 Louis Hunault 38 voix
7 Charles Mestreau 35 voix
8 Louis Jouault, notaire, 30 voix
Les sept premiers ont été élus, ayant recueilli 31 voix soit plus de la moitié des votants
Louis Jouault fut élu au deuxième tour de scrutin
Une question se pose.
Qui étaient les huit autres conseillers municipaux non votés ?
Il s'agissait des personnes les plus imposées au nombre de 8 également.
C'était donc un conseil embourgeoisé qui existait à l'aube de la 2ème République dont la constitution sera adoptée le 4 novembre 1848
Poésie des carburants de mars 2026, c'est super
Le plaisir d'essence.
Dans ce monde de brut
de moins en moins raffiné
nous passons Leclerc de notre temps
à faire l'Esso sur des routes pour,
au Total, quel Mobil ?
On se plaint d'être à sec,
tandis que le moteur économique,
en ce temps peu ordinaire,
est au bord de l'explosion,
dans un avenir qui semble citerne.
Il conviendrait de rester sur sa réserve,
voire, jauger de l'indécence de ces bouchons
qu'on pousse un peu trop loin.
Il y a des coups de pompes
ou des coûts de pompes
qui se perdent.
La vérité de tout cela sortira-t-elle du puits de pétrole ?
Qu'en pensent nos huiles ?
Peut-on choisir entre L'éthanol et l'Etat nul,
voilà qui est super inquiétant !
C'est en dégainant le pistolet de la pompe
qu'on prend un fameux coup de fusil.
Je vous laisse réfléchir sur cet axe-là
ou sur ces taxes-là ...
Bonne route à tous !
VENDREDI 13 MARS 2026
LE PUY NOTRE DAME
Electrification des villages
Le saviez vous
C'est par une réunion du 21 juin 1921 que le conseil municipal, présidé par Monsieur Boucher, a voté un supplément budgétaire de 3500 francs afin de procéder à l'électrification des rues des villages de Sanziers, Cix et Chavannes par l'entreprise juin Martineau, gestionnaire de l'usine électrique de la rue des Picards